"Quand ils auront coupé le dernier arbre, pêché le dernier poisson, et pollué la dernière rivière, alors ils comprendront que l'argent ne se mange pas !" (Citation amérindienne)
| Novembre 2009 | ||||||||||
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Je veux redonner un peu de sensibilité à un monde sans mémoire des autres mondes, qu'on appelle ceux-ci spirituel, surnaturel, intérieur, magique, invisible ou imaginaire. Cet autre monde que je veux montrer est compris dans celui de tous les jours, ils ne sont pas séparés (le dehors et le dedans) mais une même solitude partagée. Derrière l'écorce des arbres s'ouvre le méconnu et l'inconnaissable, la vie consciente de tous les plaisirs éveillés. Les arbres nous rattachent encore aux jeux de l'enfance, à un art de vivre au naturel trop souvent occulté. Les intuitions des artistes, des sages et des scientifiques prennent souvent racines dans la contemplation de la nature encore sauvage.
Voulez-vous aller à l'aventure et découvrir les arbres, ces êtres merveilleux de folle sagesse? La magie du coeur vous donnera-t-elle l'audace de rire librement avec les arbres, porte-fenêtre sur le Grand Rire Cosmique, " this laughing existence " si chère aux sagesses orientales? Mais aujourd'hui, est-ce le rire des larmes ou le rire des arbres? Les mots des arbres ou les maux des arbres? Avons-nous besoin d'un prétexte (l'arbre) pour approcher indirectement les mystères du coeur humain?
Dans les cycles de la vie, à tous les âges, les arbres ne sont-ils pas présents à toutes nos difficultés d'accepter que les noeuds sont des branches prêtes à nous aider à grandir? Les embûches ne sont-elles pas en premier des bûches pour nous réchauffer les mains du coeur? Mystique et mystère, sagesse et science se rejoignent dans la litière forestière de nos vies.
L'homme est un arbre voyageur, sa vie est à la fois végétale et animale, minérale et divine. Les forêts peuvent-elles vivre sans les arbres libres? Mais surtout, pouvons-nous vivre sans eux? L'inconscience humaine semble vouloir à tout prix prouver le contraire. Les peupliers transgéniques ont aujourd'hui perdu leur aptitude à s'adapter au froid.
Chez les Amérindiens, l'arbre représente la vie et l'unité des forces qui agissent sur le monde. C'est à la fois l'âme, l'ombre et le miroir, rejoignant ainsi la philosophie de toutes les sagesses universelles. En Inde, le couple divin " agit " à travers la nature réceptive qui imprègne toute la vie quotidienne. L'esprit charnel des arbres invite au sacré et à l'universel. L'âme profonde de ces êtres archaïques (350 millions d'années) est une force cosmique à déchiffrer, un poème à traduire sans trahir, une biologie à méditer, une énergie à apprivoiser comme un amour à partager. " Sauvage " ne vient-il pas du mot " sylva ", " forêt ". Il existe peut-être encore un arbre qui rit aux larmes ; il n'est pas seul à jouer les musiques de la Terre, du Ciel et de l'Enfer.
Adapté de Le rire des arbres, les pleurs des forêts, Luc Fournier
Je tenais à mettre un petit message ici, tiré d'une réflexion que je me suis faite suite à de nombreux passages sur des blogs ou
sites où naissent de nombreuses critiques littéraires, (c'est à la mode....) se permettant d'incendier en un revers de la main des oeuvres: films, livre etc...Et où suite à ces
propos, des personnes influençables s'abreuvant des paroles des dits critiques, car il est bien connu qu'il vaut mieux suivre l'avis des autres que de se le faire par soi-même , prennent ces
propos comme paroles d'évangiles, (d'ailleurs elles sont souvent données comme telles....) disent donc amen à la dite personne la remerciant de son avis si judicieux .Mais qu'en savent-elles vu
qu'elles ne prendront même pas la peine de voir par elles-même....?
Un livre , un film a très bien pu de pas nous plaire, ne pas nous percuter outre-mesure,bien sur. Peut-être aussi parce qu'on y était pas réceptif à ce moment là, ça m'est arrivé plusieurs fois
de relire un livre des années après ou de revoir un film et de le redécouvrir parce qu'à ce moment là j'étais prète à en saisir le sens...ou quelque chose que je n'avais pas vu avant. L'inverse
étant aussi valable mais tout ça pour dire qu'un avis a un instant t, ne peut très bien être valable qu'à ce moment là et surtout que pour la personne concernée. Donc de là à être affirmatif et à
donner son avis comme une certitude sur la qualité de l'oeuvre en question c'est se donner beaucoup d'importance...
Sur mon blog je présente des livres que j'ai appréciés, je n'utiliserai pas mon temps pour les autres. Dans tous les cas, je ne présume pas que mon avis sur un livre soit le meilleur préférant
inviter à la lecture afin que chacun se fasse son avis par soi-même. J'ai juste envie de partager ce que j'aime, et de donner l'envie de lire, pas celui d'écoeurer ou de cracher dessus. Si
ensuite le livre ne plait pas alors la personne saura vraiment pourquoi et pas juste parce qu'elle se sera fait un avis conditionné par celui d'un autre....
Décourager quelqu'un de lire un livre, d'aller voir un film, un spectacle etc, sous prétexte que nous ne l'avons pas aimé c'est oublier que l'autre
peut aussi avoir un avis différent et que c'est ça qui fait la richesse la confrontation des points de vues pas la volonté d'imposer le notre...parce qu'en général dans ces dits blogs ou site,
cela ne se résume pas à juste donner son avis mais cela enfonce bien le clou tentant par la meme de se persuader que seul son avis est le bon...et d'en convaincre aussi les autres. Surtout que
bien souvent quand on tente d'imposer son point de vue avec autant tenacité, c'est qu'on est pas tant sur de sa valeur. Dans le cas contraire on ne ressent pas le besoin que les autres aillent
dans notre sens pour que notre avis soit accrédité...
Avoir un esprit critique est en effet important mais la critique facile est encore autre chose...
En conlusion je dirais donc: lisez, observez, regardez, parlez, découvrez, faites vous votre avis par vous-même ;o)
Note de
l'éditeur: Trente ans après leur première rencontre, l'ethnologue Daniel Pouget retrouve Laura, une jeune Inuit qu'il avait connue lors d'un précédent séjour au Groenland. Depuis,
toute une vie est passée et Laura est devenue une chamane respectée pour ses dons de guérisseuse. Elle confie son histoire à son visiteur un parcours unique d'une enfant eskimo qui a eu le rare
privilège de suivre à la fois l'enseignement occidental jusqu'à devenir institutrice, et l'enseignement chamanique réservé à ceux qui, comme elle, en possèdent le don. D'un caractère fier et
solitaire, Laura raconte ses chasses, ses voyages, ses épreuves... Fidèlement recueilli par l'ethnologue, ce témoignage fort d'un destin hors du commun révèle aussi la richesse de l'héritage
d'une culture traditionnelle en péril.
4eme de couverture:
Alors qu'elle combat sans relâche la puissance et l'efficacité du chamanisme, une jeune et brillante psychiatre russe, Olga Kharitidi, est appelée à partir au coeur de la Sibérie à la rencontre
d'une véritable chamane Oumaï. En l'initiant aux secrets de la guérison mentale, celle-ci lui fait découvrir la nature véritable de l'âme humaine. Transformée, confrontée à des expériences de
plus en plus profondes, Olga Kharitidi finira par faire sienne cette magie, au point de l'intégrer à l'exercice quotidien de son métier.
Un livre bouleversant où modernité et sagesse se conjuguent de manière éblouissante ...
D'origine russe, Olga Kharitidi vit aux Etats-Unis où elle continue d'exercer, sa pratique visant à intégrer chamanisme et psychiatrie.
Voilà un livre que je viens de finir et que je conseille à tout ceux qui aime les histoires initiatiques, la culture ancestrale de l'Amérique du sud et le
parcours d'un homme, Luis Ansa, voué à devenir chaman, voué à suivre sa voie car « Rien n’arrive par hasard, tel est le secret de la première plume de l’Aigle ».
Ne te mets pas dans la lumière.
Si tu te mets dans la lumière, le temps te prend.
Tu deviens l'esclave du temps.Demeure dans l'ombre.
Dans l'ombre, le temps ne peut pas te prendre parce que tu es forcé de rester éveillé.
Et quand tu es éveillé dans l'ombre, la lumière, c'est toi.
Dans l'ombre, tu es la lumière née de l'infini mystère de la vie.
El Chura