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Lieux sacrés

Lundi 14 janvier 2008
Le circuit des Pierres de Daniecq
 
forez-cupule-copie-1.jpg Ce site se trouvant dans les Monts du Forez, à côté du hameau de Daniecq, en direction de Usson en Forez, propose un chemin parsemé d’alignements de roches, de pierres, beaucoup creusés de bassins, de cupules , voire de sièges. Certains rochers creusés ayant en effet l’apparence de sortes de fauteuil. On y aussi trouve un « polissoir » une plaque de roche inclinée où l’on retrouve des traces d’usures produites par le frottement des pierres où l’homme venait façonner ses outils et armes au paléolithique sans doute. 133-3306-IMG-corrig-E9.jpg
Si l’on trouve plus loin des traces d’une ancienne voie romaine bordée de murets, ce chemin est antérieur.
Au milieu de cette forêt composée majoritairement de pins, on trouve en bordure de ce chemin,  la « Roche du Diable », ensemble de blocs de pierres, donnant une impression mystérieuse, sombre mais attirante. Ce nom certainement donné à posteriori par le christianisme dénote quand même que ce lieu a du avoir une importance dans des temps plus anciens, plus païens.

 

133-3317-IMG-corrig-E9.jpg Dès l’entrée du village de Daniecq nous sommes d’ailleurs avertis, puisque un énorme rocher comportant 6 cupules est surmonté d’une croix….Symbole significatif d’une volonté d’éradiquer des pratiques dites hérétiques, mais malgré tout les traces sont encore là et tout le long du chemin on sent bien la force de ce lieu et l’empreinte laissée par nos ancêtres.
- Par Géraldine
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Dimanche 4 novembre 2007
La pierre qui Chante
 
 
forez-pierre-qui-chante-copie-1.jpg Sur le site de Marlin demeure une pierre des plus intéressantes pour différentes raisons, celle-ci fut nommée la Pierre qui Chante.
Elle mesure environ 3.5 m de long sur 1,2 de largeur. Elle montre clairement des directions d’autres sites ou de points concernant les levers et couchers du soleil aux solstices et équinoxes, mais j’y reviendrai dans un autre article.
Sûrement posée depuis des milliers d’années, on peut si on la regarde bien y voir la forme d’un visage humain : grands yeux, bouche ronde bien ouverte, l’ensemble semblant un peu torturé, criant ou chantant ? Chanter ? Pourrait-elle le faire ? Là est tout son mystère. D’où vient ce nom ? Est-il littéralement le sens du verbe chanter, ou encore vient-il du vieux français pour enchanter…

Ce qui est d’autant plus signifiant c’est que cette pierre possédant bien yeux, bouches, semblant de nez, ne semblent pas avoir d’oreilles.
Donnons alors une hypothèse donnée par un chercheur du Pilat à ce sujet :
 
 
Peut-on croire qu’un détail important dans le dessin d’un visage ait pu leur échapper ?... car, en effet, il manque pour compléter cette morphologie… les oreilles ! En échange, un front très long, effilé, quasiment aussi grand que le bas de la figure depuis les yeux… ne manque pas de nous étonner !
Doit-on en conclure que les oreilles ont été ‘oubliées’ volontairement ?... tout aussi volontairement que le front est représenté démesurément long ?
En ce cas nous avons cette possibilité :
Nous sommes devant une figure avec :
- une bouche grande ouverte qui chante ‘fort’…
- sans oreilles pour ‘entendre’ ce son…
- mais pourvu d’un front anormalement prolongé pouvant simuler une grande capacité cérébrale…
Tous ces ‘détails’ veulent, peut-être, signifier que le chant de cette Pierre unique en son genre n’est pas une mélopée audible par des oreilles… mais par un cerveau capable de la percevoir ! En quelque sorte un son, un message, un savoir ( ?) à destination d’une intelligence capable d’entendre cérébralement ce que des oreilles ne peuvent entendre… Ou peut-être est-ce là un avertissement que ce ‘chant’ n’est pas pour le commun des mortels attendant simplement d’entendre ce qui ne lui est pas réservé ?
Mais alors… de quel son ou ‘chant’ peut-il s’agir ? Et comment l’activer… et le percevoir ? C’est ce que longtemps nous nous sommes demandés. Un détail nous surprenait également : il était difficile de faire tenir un animal (expérience faite avec plusieurs chiens et chats) sur la roche... ce dernier ne semblait avoir qu’une idée … en descendre le plus vite possible en gémissant !
 
Des expériences scientifiques ont même été menées sur cette pierre donnant des résultants assez probants sur des tonalités audibles seulement avec certains capteurs d’ultra ou d’infra sons.
Plus d’explications ici (comme pour le reste de la Pierre) :
 
Cette pierre porte aussi le nom de la Pierre du Diable. Non moins empreinte de connotation chrétienne tentant de justement diaboliser que de véritablement en prendre en compte la portée...néanmoins par son côté traditionnel et apport de légendes ancestrales, cette histoire en reste intéressante prétendant que le diable serait parti du Dauphiné, avec ce gros roc sur le dos, fatigué il l’aurait posé en cet endroit sans jamais le reprendre.

Il existe de nombreuses légendes locales sur ce lieu toutes plus étranges, les unes que les autres et montrant à quel point ce site exalte les fantasmes liés à son mystère.
 
 
- Par Géraldine
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Jeudi 4 octobre 2007
Le site mégalithique de marlin2.jpeg Marlin
 
Le site de Marlin où se situent plusieurs points mégalithiques « Les roches de Marlin » se situe dans le Pilat, non loin du village de Ste Croix en Jarez.
Marlin est la forme populaire de Merlin.
Il y a quelques dizaines d’années la forêt était beaucoup plus présente sur ce lieu et certaines sources étaient encore actives près de certaines pierres…Ces dernières ont disparu car plus personne de les entretenait, faut d’animaux à abreuver.
Seuls les habitants des environs alors, en avaient connaissance, mais ils entretenaient la distance à cause de nombreuses superstitions (j’y reviendrai plus tard). Ils ne s’y rendaient donc jamais pour s’y promener mais pour y guérir ou dans l’attente d’autre acte magique.
Aucun des accès permettant aujourd’hui d’aller sur le site n’est celui qui était utilisé par nos ancêtres, puisqu’il existait un antique chemin bordé de lourdes pierres (la plupart ayant été pillées pour orner des bords de routes ou jardins….).
La plupart des mégalithes se situent au sommet du plateau avec quelques pierres sur les versants. Des restes de dolmens seraient aussi présents en contrebas (je ne les ais pas encore localisés). Mais ce qui est le plus étonnant est cette énorme concentration de pierres à cupules voire de croix creusées, pas nécessairement chrétiennes, puisqu’elles pourraient très bien être la représentation de constellations.
            Au vu des informations que j’ai pu récolter dans « Les roches de Merlin : légendaires sentinelles du Pilat » par Patrick Berlier, plusieurs éléments vont dans ce sens. Le site de Merlin était aussi appelé « le Navire » qui est le nom de l’ancienne constellation de la Nef des Argonautes. On y retrouve d’ailleurs des ensembles de pierres regroupées ayant le nom des 4 constellations présentes dans cette dernière : Carène, Voiles, Poupe, Boussole. Ce sont des noms qui leur ont été données au Moyen-Age (mais est-ce un hasard ou une transmission orale ancestrale ?).
            Autre élément : les cupules des pierres s’illuminent une lune après l’équinoxe de printemps vers 16h lors du passage du soleil dans leur axe. (Le site du Guizay se situant à quelques kilomètres à vol d’oiseaux dans le massif du Pilat les voit quant à lui s’illuminer lors de l’équinoxe d’automne.)
            La plupart des roches sont zoomorphiques : dauphin, dragon…
            Et puis, il y a tous ces noms que l’on retrouve dans les légendes des chevaliers de la table ronde. Marlin pour Merlin. Vers « la Pierre qui chante » se trouvait une source du nom de genièvre ou « gueunièvre » et l’ancienne forêt avait pour nom Lartus (Arthur).
            Il est aussi intéressant de noter que les chartreux présents dans le village de Ste Croix en Jarez n’ont pas détruit ce lieu alors que leurs confrères d’autres ordres n’en firent pas moins avec d’autres lieux. Ils établirent même un pèlerinage obligatoire sur le site pour les membres de leur ordre et personne ne devait se trouver sur leur passage. Quel était le but de ce pèlerinage ? Guérison ? Autre ? Encore un mystère… dragon-074.jpg
            Rappelons que « la chapelle des fous » se situe à Jurieu à l’entrée de l’antique chemin menant au site et son nom venait du fait qu’elle était destinée à la guérison spirituelle des personnes qui auraient perdu l’esprit suite à leur passage sur les lieux.
            Quel était le rôle de ce site ? C’est encore un mystère aujourd’hui. Plusieurs hypothèses peuvent néanmoins être émises : observatoire, calendrier, rite de guérison… ? Ce lieu en reste c’est certain magique et encore plus quand on se penche sur un mégalithe bien précis portant le nom de « la Pierre qui chante » et sur lequel je posterai un article prochainement.
- Par Géraldine
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Mercredi 19 septembre 2007
Les Mégalithes dans le Forez
(Département de la Loire)
 
 
Le dolmen de Luriecq
 
9789260.jpg Luriecq est un dolmen qui se situe dans les Monts du Forez non loin de St Bonnet le Château. Il est un des rares dolmens intact dans la région et préfigure à beaucoup d’autres sites sacrés et de concentration d’énergie tellurique dans les environs. Il fut classé monument historique au siècle dernier, date du IIIeme millénaire et est situé sur ce que deviendra le territoire celte des Ségusiaves. Il semblerait situé à la croisé de courants d’eau et tellurique.
 
 


- Par Géraldine
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