Le site mégalithique de
Marlin
Le site de Marlin où se situent plusieurs points mégalithiques « Les roches de Marlin » se situe dans
le Pilat, non loin du village de Ste Croix en Jarez.
Marlin est la forme populaire de Merlin.
Il y a quelques dizaines d’années la forêt était beaucoup plus présente sur ce lieu et certaines sources étaient
encore actives près de certaines pierres…Ces dernières ont disparu car plus personne de les entretenait, faut d’animaux à abreuver.
Seuls les habitants des environs alors, en avaient connaissance, mais ils entretenaient la distance à cause de
nombreuses superstitions (j’y reviendrai plus tard). Ils ne s’y rendaient donc jamais pour s’y promener mais pour y guérir ou dans l’attente d’autre acte magique.
Aucun des accès permettant aujourd’hui d’aller sur le site n’est celui qui était utilisé par nos ancêtres,
puisqu’il existait un antique chemin bordé de lourdes pierres (la plupart ayant été pillées pour orner des bords de routes ou jardins….).
La plupart des mégalithes se situent au sommet du plateau avec quelques pierres sur les versants. Des restes de
dolmens seraient aussi présents en contrebas (je ne les ais pas encore localisés). Mais ce qui est le plus étonnant est cette énorme concentration de pierres à cupules voire de croix creusées,
pas nécessairement chrétiennes, puisqu’elles pourraient très bien être la représentation de constellations.
Au vu des informations que j’ai pu récolter
dans « Les roches de Merlin : légendaires sentinelles du Pilat » par Patrick Berlier, plusieurs éléments vont dans ce sens. Le site de Merlin était aussi appelé « le
Navire » qui est le nom de l’ancienne constellation de la Nef des Argonautes. On y retrouve d’ailleurs des ensembles de pierres regroupées ayant le nom des 4 constellations présentes dans
cette dernière : Carène, Voiles, Poupe, Boussole. Ce sont des noms qui leur ont été données au Moyen-Age (mais est-ce un hasard ou une transmission orale ancestrale ?).
Autre élément : les cupules des pierres
s’illuminent une lune après l’équinoxe de printemps vers 16h lors du passage du soleil dans leur axe. (Le site du Guizay se situant à quelques kilomètres à vol d’oiseaux dans le massif du Pilat
les voit quant à lui s’illuminer lors de l’équinoxe d’automne.)
La plupart des roches sont
zoomorphiques : dauphin, dragon…
Et puis, il y a tous ces noms que l’on
retrouve dans les légendes des chevaliers de la table ronde. Marlin pour Merlin. Vers « la Pierre qui chante » se trouvait une source du nom de genièvre ou « gueunièvre » et
l’ancienne forêt avait pour nom Lartus (Arthur).
Il est aussi intéressant de noter que les
chartreux présents dans le village de Ste Croix en Jarez n’ont pas détruit ce lieu alors que leurs confrères d’autres ordres n’en firent pas moins avec d’autres lieux. Ils établirent même un
pèlerinage obligatoire sur le site pour les membres de leur ordre et personne ne devait se trouver sur leur passage. Quel était le but de ce pèlerinage ? Guérison ? Autre ? Encore
un mystère…
Rappelons que « la chapelle des
fous » se situe à Jurieu à l’entrée de l’antique chemin menant au site et son nom venait du fait qu’elle était destinée à la guérison spirituelle des personnes qui auraient perdu l’esprit
suite à leur passage sur les lieux.
Quel était le rôle de ce site ? C’est
encore un mystère aujourd’hui. Plusieurs hypothèses peuvent néanmoins être émises : observatoire, calendrier, rite de guérison… ? Ce lieu en reste c’est certain magique et encore plus
quand on se penche sur un mégalithe bien précis portant le nom de « la Pierre qui chante » et sur lequel je posterai un article prochainement.